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Voyages · Cyclades · Arrière-saison

Sérifos, l’été en pente douce

Fin septembre, cap sur une île des Cyclades qui se découvre autant les pieds dans l’eau que le nez en l’air. En bas, des plages que les habitants comptent par dizaines. Là-haut, une Chora blanche, accrochée à son rocher. Entre les deux, Sérifos invite à ralentir.

La Chora de Sérifos perchée sur son rocher au-dessus des maisons et des bateaux de Livadi
Du bord de l’eau aux maisons blanches de la Chora : Sérifos, tout en contrastes.

Il y a des îles que l’on veut parcourir de bout en bout. Et celles qui donnent envie d’oublier la liste des choses à voir. Sérifos appartient volontiers à la seconde famille. Une route qui épouse le relief, un village blanc qui apparaît au détour d’un virage, une baie qui oblige à s’arrêter : le voyage tient parfois à peu de chose.

La choisir pour la fin septembre, c’est chercher un autre tempo que celui du plein été. Garder l’envie de baignade, retrouver le goût de marcher et laisser aux journées une part d’improvisation. La météo conserve évidemment son mot à dire. Tant mieux : ici, le programme gagne à rester souple.

72 plages… et aucune envie de les compter

Les habitants évoquent 72 plages, là où d’autres décomptes en recensent 40 officiellement. Au fond, le chiffre raconte surtout la générosité du littoral : des étendues de sable, des baies ouvertes, des criques plus discrètes et mille raisons de regarder la mer.

À Psili Ammos, le sable et l’eau claire donnent une idée assez convaincante de la pause idéale. Agios Sostis ajoute à la baignade une petite chapelle sur son cap et cette composition presque trop parfaite pour être vraie. Vers Ganema et Vagia, d’autres courbes du rivage prolongent l’exploration.

On pourrait changer de plage chaque jour. Ou revenir trois fois à la même, simplement parce qu’on s’y sent bien. À la fin septembre, cette liberté-là mérite à elle seule le détour. Choisir une baie selon le vent, emporter de l’eau, prévoir de l’ombre : de petits réflexes pour profiter sans compliquer les choses.

Une plage de Sérifos à l’ombre d’un arbre, face aux eaux turquoise de la mer Égée
Du sable, une ombre et la mer : le plaisir de ne rien ajouter.

La Chora, tout là-haut

Puis vient l’envie de quitter le bord de l’eau. Au-dessus de Livadi, la Chora se déploie sur une colline rocheuse, ses maisons blanches serrées les unes contre les autres. Le contraste saisit : après les lignes souples des plages, les escaliers ; après le bleu à hauteur de regard, la mer vue d’en haut.

Les ruelles se resserrent, bifurquent, débouchent sur une petite place. On monte encore vers les vestiges du kastro, pour le plaisir de voir l’horizon s’élargir. La Chora ne se traverse pas comme un décor : elle se découvre à petits pas, entre deux haltes et quelques marches de plus.

Une table bleue et deux chaises blanches sur un toit-terrasse de la Chora, face au relief de Sérifos
À la Chora, une terrasse suspendue au-dessus du paysage.
Un homme à bord d’une petite barque dans le port de Sérifos, devant des voiliers et un drapeau grec
Au port, les gestes du quotidien et le bleu de la mer.

Le luxe de ne pas remplir ses journées

Voilà ce qui rend Sérifos si attachante : ce dialogue entre une île minérale, parfois austère, et la douceur de ses rivages. Entre l’envie de descendre vers une crique et celle de remonter dîner au village. Pittoresque, oui. Mais surtout envoûtante, parce qu’elle laisse une place au silence, à la flânerie et aux envies du moment.

Pour une première rencontre ou des retrouvailles, fin septembre devient ainsi une invitation : quelques jours, peu d’obligations et le droit de ne pas tout voir.

En bas, la mer. Là-haut, la Chora. Entre les deux, le temps retrouvé.

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